L’Erreur des ainés

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L’histoire de l’émergence des gouvernements.

Vladimir Megré « Anastasia 8-2 », pages 90ff

vedrussA l’Ère Védique (de 100,000 à 6,000 BC) il n’y avait ni empires, ni gouvernements, ni cités; chacun vivait sur un domaine familial d’environ 1.3 ha et était autosuffisant.  Plusieurs domaines familiaux étaient représentés par un regroupement qui lui avait un conseil des aînés, gérait tout ce qui concernait les relations entre familles et les environs. Ces « tâches » se résumaient principalement à organiser des rites, des célébrations, des foires et des marchés. Chaque regroupement de familles désignait un endroit où les gens se réunissaient pour échanger et fêter; cet espace était appelé « kapishche ». Il était aussi le lieu où les aînés tenaient leur conseil.
Pour gérer cet espace et le tenir propre et accueillant, les familles engageaient des concierges lorsqu’elles ne voulaient pas le faire elles-mêmes. Ces « administrateurs » ou « gérants » de la place publique n’avaient aucune autorité, ils exécutaient simplement les ordres du conseil des aînés. Si un tel administrateur ne faisait pas un bon travail, il était simplement remplacé.

Puis, autour de 6,000 BC les premiers gouvernements et empires ont émergé en Mésopotamie, Égypte, Grèce et Rome, asservissant les populations de ces régions et cédant à la corruption. Ces empires ont toujours eu un très grand appétit pour les richesses. Hommes et femmes des autres pays augmentaient le nombre de leurs esclaves. Mais les tentatives d’invasions du territoire des Vedruss (la Russie) échouaient à chaque fois. Par conséquent les prêtres et princes des empires eurent recours à la manipulation – des techniques qu’ils avaient développées afin d’asservir leurs propres peuples (décrit dans l’article « Le Démon Cratès« ) et qui s’avèrent encore très efficaces aujourd’hui.

L’erreur des aînés – du concierge au prince

popekingAu début de notre ère, bien des pays étaient déjà gouvernés par des empereurs, pharaons ou tsars. Cette forme de gouvernance où  un large territoire est contrôlé par une seule personne n’est pas naturelle. Cette façon de faire n’a jamais apporté une bonne vie à la population d’aucune nation sur la planète. Cette forme de gouvernement profite aux prêtres qui manipulent des nations entières par le biais de leurs dirigeants. Après tout, il est difficile de négocier avec tout une population en même temps et beaucoup plus facile lorsqu’on a juste à faire à une seule personne.
Seulement en Rus (la Russie) n’ont-ils pas réussi à établir de dirigeant. Car chez les Vedruss, on l’a dit, tout le monde était guidé par le conseil des aînés des familles. Ces conseils ne se laissaient pas corrompre ou menacer afin d’ adopter une décision qui, par la suite asservirait le peuple. Qui prendrait une décision obscène pour ses propres enfants? Plusieurs fois et par divers faux-fuyants, dans des territoires différents, les représentants des prêtres ont tenté d’établir une autorité princière, soit un seul dirigeant afin de gouverner le peuple.

Dans la région de Suzdal, les événements se passèrent comme suit: une belle journée un étranger arriva au kapishche à l’endroit où se situe Suzdal maintenant. Tout comme aux sages, aux artisans ou aux ménestrels itinérants, on lui offrit nourriture et logis. L’étranger resta deux semaines mais ne s’engagea dans aucune activité. Alors le concierge du kapishche lui demanda: « Quelle contribution peux-tu faire, étranger, pour rendre utile ta présence dans notre kapishche? »
bribingEt l’étranger répliqua: « Rien du tout, mais je pourrai te rendre à toi un service inestimable. J’ai entendu des rumeurs: les aînés ne sont pas satisfaits de toi. Dans une année ou peut-être seulement 6 mois, vont-ils probablement te virer. Alors si tu veux suivre mon conseil par contre, les aînés vont devoir se mettre à genoux devant toi. Et tu pourrais alors choisir une fille qui te plaît de n’importe quel domaine  pour la marier. Actuellement aucune fille ne voudrait vivre avec toi, concierge. Mais je peux faire des arrangement afin que tes décisions comptent, non celle des aînés . »
Le concierge en charge du kapishche écoutait l’étranger (qui était en fait un agent des prêtres) et se mit d’accord avec lui.  Alors l’étranger proposa: « la prochaine fois que des gens viennent ici et restent pour la nuit, mes complices et moi ( déjà en place, déguisés en artisans), allons couper les harnais  des chevaux pour donner l’impression qu’ils sont volés. Tu vas te taillader ta face avec un couteau sans être vu et quitter le kapishche avec quelques complices en qui tu peux faire confiance; emmènes quelques chevaux avec toi… de cette façon tu pourrais revenir le lendemain avec les chevaux, les attelages cassés. … affirmant que c’est toi qui les a arrachés des mains des scélérats. En montrant tes blessures tu vas ensuite demander au conseil des aînés d’installer une garnison pour leur propre protection. Ils vont acquiescer, c’est sûr . Et tu vas prendre mes compagnons dans ta nouvelle garnison, qui vont tous recevoir humblement tes ordres. »
Le concierge entérima cet acte criminel; ils exécutèrent le plan dans tous les détails tel que stipulés par l’étranger.
Quand l’homme « blessé » retourna dans la soirée avec le troupeau des chevaux  »volés », les complices de l’étranger avaient également tué trois personnes, brûlé la forge ainsi qu’une grange. L’homme « blessé » raconta aux aînés comment lui et ses fidèles ont pourchassé les cambrioleurs, et comment ceux-ci étant plus nombreux les ont repoussés.  Il demanda alors aux aînés les ressources financières pour installer et maintenir une garnison qui allait être forte. Et il demanda également le droit de prendre les décisions lui-même dans l’intérêt de la sécurité générale.
Les aînés étaient encore sous le choc du crime odieux et ils se mirent d’accord pour maintenir une garnison – à part du fait qu’ils n’étaient pas prêts à livrer leurs propres fils à la garnison. Ainsi il fut décider d’organiser la garnison avec des étrangers qui seraient payés par des taxes à lever dans chaque famille. Bientôt d’autres kapishches suivirent l’exemple et installèrent aussi leur garnison armée.
Lorsque les concierges eurent du pouvoir se transformaient-ils  tranquillement en princes. Bientôt ils commencèrent à faire la guerre entre eux tout en la déclarant une nécessité pour justifier le premier coup.
powermilLes princes accumulèrent rapidement un pouvoir considérable; depuis des siècles maintenant dans les faits ont -ils strictement suivi les ordres et suggestions des prêtres – le plus souvent sans le savoir. Et c’est ainsi que le système d’autorité est arrivé de façon toute automatique. Le concierge restait concierge – il changeait simplement de maître. Et le nouveau maître était exceptionnellement cruel envers les concierges. Actuellement et depuis des millénaires, les concierges au service des prêtres ont continué à s’entre-tuer, à conspirer, à élaborer des intrigues aspirant vers de plus en plus de pouvoir.

La technologie de l’armement a changé mais l’essence reste pareil. mistakeLes crimes ne se sont pas calmés; ils continuent à se multiplier, continuent à devenir plus sophistiqués. Les aînés ont fait une erreur, une erreur fatale, une erreur que tu ne voudrais pas refaire encore…
Penses-y: Dieu donna une autorité égale à chacun/e. Par conséquent, la seule structure sociale qui peut réclamer la perfection est celle dont l’autorité n’est pas centralisée – mais où chaque individu est doté de la même autorité.
Si tu donnes ton autorité à quelqu’un d’autre par ton vote, tu ne lui confères aucune autorité. Par le vote tu le rends simplement sujet de l’ordre actuel, mais tu renonces par ce fait à l’autorité que Dieu t’a donné.


 

La bande du dépôt des ordures

Une histoire qui met de la lumière au gouvernance d’un autre angle: si une population expérimente pour un temps l’absence de gouvernement, il est très difficile de le ré-introduire après. Et: dans une société où les différences sociales sont réduites, les « dirigeants » ont moins tendance à montrer un comportement chauviniste.

sapolsky-shareLe biologistes Robert Sapolsky et Lisa Share ont suivi une bande de babouins sauvages en Kenya pour plus que 20 ans dès 1978. Ils ont appelés leur bande « La bande du dépôt d’ordures » parce que le babouins ont eu une large partie de leur nourriture d’une fosse d’ordures d’un lodge touristique pas loin. Au début des années 80 pas tous les babouins avait le droit de s’approvisionner des ordures. Les mâles « alpha » agressives de la bande ont refusé le droit de manger des ordures aux autres mâles d’un statu plus bas et aux femelles. Entre 1983 et 1986 de la viande infectée a mené à la mort de 46% des mâles adultes de la bande. Parmi ces morts étaient tous les mâles « alpha ». Comme dans autres bandes de babouins, ces mâles dominantes ont taxé, mordu ou chassé les autres mâles du même statu ou plus bas avant de mourir; occasionnellement cette violence était dirigé aussi envers les femelles.

garbagebaboons1Mais lorsque les mâles dominants s’éteignaient, l’agression parmi les nouveau « top babouins » diminuait radicalement; la plus part des agressions ayant lieu entre le mâles du même statu, un peu seulement dirigé vers les mâles de statu inférieur et rien du tout envers les femelles. Il fut observé que les membres de la bande passaient plus de temps au pansage, s’assoyait plus proches les uns des autres par rapport au passé, et les mâles d’un statu inférieur expérimentaient significativement moins de stress (analyse des hormones). Le plus intéressant était le fait que ces changements persistaient jusqu’à la fin des 1990, bien au delà du moment  où les mâles « plus doux » originaux étaient éteint. Même des mâles adolescents qui s’avançaient dans les ordures, eux-aussi montraient un comportement moins agressif que les autres bandes de babouins. Comme le disait Sapolsky: « Les nouveaux mâles fringants évidemment apprenaient un nouveau paradigme – ‘On de fait pas de choses comme ça ici’. »