Archives de catégorie : Constitution

Constitution comment?

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Qu’est-ce qu’un « atelier constituant » ?

par Étienne Chouart

Un « atelier constituant » est une séance pratique, au cours de laquelle on s’entraîne — personnellement et réellement, seul ou à plusieurs — à écrire des articles de notre constitution.

L’idée du « Plan C », c’est que « ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ». Nous n’avons PAS de Constitution parce que NOUS la laissons écrire par les professionnels de la politique (qui sont précisément ceux qui ne devraient PAS l’écrire, puisqu’ils devraient la craindre). Nous n’aurons de constitution QUE QUAND nous l’écrirons NOUS-MÊMES. La proposition, simple et forte, est donc, de façon autonome, sans rien demander à personne, de devenir capables d’instituer nous-mêmes notre puissance politique, en écrivant d’abord (et en protégeant ensuite) nous-mêmes une Constitution d’origine Citoyenne.

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Les ateliers constituants sont donc la mise en pratique de la proposition théorique du Plan C, pour démontrer et rendre sensible 1) que c’est possible, et 2) que c’est beaucoup mieux : des humains dont ce n’est pas le métier peuvent très bien écrire eux-mêmes les règles supérieures qui instituent des pouvoirs publics (parlement, gouvernement, justice, médias et banques), et surtout des contre-pouvoirs (séparation des pouvoirs, rotation des charges, chambres de contrôle tirées au sort, révocabilité des acteurs, reddition des comptes et référendums d’initiative populaire).

Sur le plan pratico pratique, c’est très simple : il suffit d’apporter de quoi écrire ; peut-être aussi des marqueurs et des grandes feuilles pour afficher au mur la synthèse de chaque atelier (pour la mise en commun à la fin)… N’importe qui peut faire un atelier constituant, n’importe où et n’importe quand : il suffit d’en avoir envie.

Au plan individuel (et intérieur), cet entraînement pratique rend possible et enclenche une mutation fondamentale : un atelier constituant transforme un électeur constitué (un enfant politique) en citoyen constituant (un adulte politique). Et en prenant nos problèmes par ce bout-là, nos utopies deviennent des projets politiques ; ce que nous prenions pour des obstacles insurmontables disparaît. Essayez, vous verrez, c’est enthousiasmant :o)

L’Erreur des ainés

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L’histoire de l’émergence des gouvernements.

Vladimir Megré « Anastasia 8-2 », pages 90ff

vedrussA l’Ère Védique (de 100,000 à 6,000 BC) il n’y avait ni empires, ni gouvernements, ni cités; chacun vivait sur un domaine familial d’environ 1.3 ha et était autosuffisant.  Plusieurs domaines familiaux étaient représentés par un regroupement qui lui avait un conseil des aînés, gérait tout ce qui concernait les relations entre familles et les environs. Ces « tâches » se résumaient principalement à organiser des rites, des célébrations, des foires et des marchés. Chaque regroupement de familles désignait un endroit où les gens se réunissaient pour échanger et fêter; cet espace était appelé « kapishche ». Il était aussi le lieu où les aînés tenaient leur conseil.
Pour gérer cet espace et le tenir propre et accueillant, les familles engageaient des concierges lorsqu’elles ne voulaient pas le faire elles-mêmes. Ces « administrateurs » ou « gérants » de la place publique n’avaient aucune autorité, ils exécutaient simplement les ordres du conseil des aînés. Si un tel administrateur ne faisait pas un bon travail, il était simplement remplacé.

Puis, autour de 6,000 BC les premiers gouvernements et empires ont émergé en Mésopotamie, Égypte, Grèce et Rome, asservissant les populations de ces régions et cédant à la corruption. Ces empires ont toujours eu un très grand appétit pour les richesses. Hommes et femmes des autres pays augmentaient le nombre de leurs esclaves. Mais les tentatives d’invasions du territoire des Vedruss (la Russie) échouaient à chaque fois. Par conséquent les prêtres et princes des empires eurent recours à la manipulation – des techniques qu’ils avaient développées afin d’asservir leurs propres peuples (décrit dans l’article « Le Démon Cratès« ) et qui s’avèrent encore très efficaces aujourd’hui.

L’erreur des aînés – du concierge au prince

popekingAu début de notre ère, bien des pays étaient déjà gouvernés par des empereurs, pharaons ou tsars. Cette forme de gouvernance où  un large territoire est contrôlé par une seule personne n’est pas naturelle. Cette façon de faire n’a jamais apporté une bonne vie à la population d’aucune nation sur la planète. Cette forme de gouvernement profite aux prêtres qui manipulent des nations entières par le biais de leurs dirigeants. Après tout, il est difficile de négocier avec tout une population en même temps et beaucoup plus facile lorsqu’on a juste à faire à une seule personne.
Seulement en Rus (la Russie) n’ont-ils pas réussi à établir de dirigeant. Car chez les Vedruss, on l’a dit, tout le monde était guidé par le conseil des aînés des familles. Ces conseils ne se laissaient pas corrompre ou menacer afin d’ adopter une décision qui, par la suite asservirait le peuple. Qui prendrait une décision obscène pour ses propres enfants? Plusieurs fois et par divers faux-fuyants, dans des territoires différents, les représentants des prêtres ont tenté d’établir une autorité princière, soit un seul dirigeant afin de gouverner le peuple.

Dans la région de Suzdal, les événements se passèrent comme suit: une belle journée un étranger arriva au kapishche à l’endroit où se situe Suzdal maintenant. Tout comme aux sages, aux artisans ou aux ménestrels itinérants, on lui offrit nourriture et logis. L’étranger resta deux semaines mais ne s’engagea dans aucune activité. Alors le concierge du kapishche lui demanda: « Quelle contribution peux-tu faire, étranger, pour rendre utile ta présence dans notre kapishche? »
bribingEt l’étranger répliqua: « Rien du tout, mais je pourrai te rendre à toi un service inestimable. J’ai entendu des rumeurs: les aînés ne sont pas satisfaits de toi. Dans une année ou peut-être seulement 6 mois, vont-ils probablement te virer. Alors si tu veux suivre mon conseil par contre, les aînés vont devoir se mettre à genoux devant toi. Et tu pourrais alors choisir une fille qui te plaît de n’importe quel domaine  pour la marier. Actuellement aucune fille ne voudrait vivre avec toi, concierge. Mais je peux faire des arrangement afin que tes décisions comptent, non celle des aînés . »
Le concierge en charge du kapishche écoutait l’étranger (qui était en fait un agent des prêtres) et se mit d’accord avec lui.  Alors l’étranger proposa: « la prochaine fois que des gens viennent ici et restent pour la nuit, mes complices et moi ( déjà en place, déguisés en artisans), allons couper les harnais  des chevaux pour donner l’impression qu’ils sont volés. Tu vas te taillader ta face avec un couteau sans être vu et quitter le kapishche avec quelques complices en qui tu peux faire confiance; emmènes quelques chevaux avec toi… de cette façon tu pourrais revenir le lendemain avec les chevaux, les attelages cassés. … affirmant que c’est toi qui les a arrachés des mains des scélérats. En montrant tes blessures tu vas ensuite demander au conseil des aînés d’installer une garnison pour leur propre protection. Ils vont acquiescer, c’est sûr . Et tu vas prendre mes compagnons dans ta nouvelle garnison, qui vont tous recevoir humblement tes ordres. »
Le concierge entérima cet acte criminel; ils exécutèrent le plan dans tous les détails tel que stipulés par l’étranger.
Quand l’homme « blessé » retourna dans la soirée avec le troupeau des chevaux  »volés », les complices de l’étranger avaient également tué trois personnes, brûlé la forge ainsi qu’une grange. L’homme « blessé » raconta aux aînés comment lui et ses fidèles ont pourchassé les cambrioleurs, et comment ceux-ci étant plus nombreux les ont repoussés.  Il demanda alors aux aînés les ressources financières pour installer et maintenir une garnison qui allait être forte. Et il demanda également le droit de prendre les décisions lui-même dans l’intérêt de la sécurité générale.
Les aînés étaient encore sous le choc du crime odieux et ils se mirent d’accord pour maintenir une garnison – à part du fait qu’ils n’étaient pas prêts à livrer leurs propres fils à la garnison. Ainsi il fut décider d’organiser la garnison avec des étrangers qui seraient payés par des taxes à lever dans chaque famille. Bientôt d’autres kapishches suivirent l’exemple et installèrent aussi leur garnison armée.
Lorsque les concierges eurent du pouvoir se transformaient-ils  tranquillement en princes. Bientôt ils commencèrent à faire la guerre entre eux tout en la déclarant une nécessité pour justifier le premier coup.
powermilLes princes accumulèrent rapidement un pouvoir considérable; depuis des siècles maintenant dans les faits ont -ils strictement suivi les ordres et suggestions des prêtres – le plus souvent sans le savoir. Et c’est ainsi que le système d’autorité est arrivé de façon toute automatique. Le concierge restait concierge – il changeait simplement de maître. Et le nouveau maître était exceptionnellement cruel envers les concierges. Actuellement et depuis des millénaires, les concierges au service des prêtres ont continué à s’entre-tuer, à conspirer, à élaborer des intrigues aspirant vers de plus en plus de pouvoir.

La technologie de l’armement a changé mais l’essence reste pareil. mistakeLes crimes ne se sont pas calmés; ils continuent à se multiplier, continuent à devenir plus sophistiqués. Les aînés ont fait une erreur, une erreur fatale, une erreur que tu ne voudrais pas refaire encore…
Penses-y: Dieu donna une autorité égale à chacun/e. Par conséquent, la seule structure sociale qui peut réclamer la perfection est celle dont l’autorité n’est pas centralisée – mais où chaque individu est doté de la même autorité.
Si tu donnes ton autorité à quelqu’un d’autre par ton vote, tu ne lui confères aucune autorité. Par le vote tu le rends simplement sujet de l’ordre actuel, mais tu renonces par ce fait à l’autorité que Dieu t’a donné.


 

La bande du dépôt des ordures

Une histoire qui met de la lumière au gouvernance d’un autre angle: si une population expérimente pour un temps l’absence de gouvernement, il est très difficile de le ré-introduire après. Et: dans une société où les différences sociales sont réduites, les « dirigeants » ont moins tendance à montrer un comportement chauviniste.

sapolsky-shareLe biologistes Robert Sapolsky et Lisa Share ont suivi une bande de babouins sauvages en Kenya pour plus que 20 ans dès 1978. Ils ont appelés leur bande « La bande du dépôt d’ordures » parce que le babouins ont eu une large partie de leur nourriture d’une fosse d’ordures d’un lodge touristique pas loin. Au début des années 80 pas tous les babouins avait le droit de s’approvisionner des ordures. Les mâles « alpha » agressives de la bande ont refusé le droit de manger des ordures aux autres mâles d’un statu plus bas et aux femelles. Entre 1983 et 1986 de la viande infectée a mené à la mort de 46% des mâles adultes de la bande. Parmi ces morts étaient tous les mâles « alpha ». Comme dans autres bandes de babouins, ces mâles dominantes ont taxé, mordu ou chassé les autres mâles du même statu ou plus bas avant de mourir; occasionnellement cette violence était dirigé aussi envers les femelles.

garbagebaboons1Mais lorsque les mâles dominants s’éteignaient, l’agression parmi les nouveau « top babouins » diminuait radicalement; la plus part des agressions ayant lieu entre le mâles du même statu, un peu seulement dirigé vers les mâles de statu inférieur et rien du tout envers les femelles. Il fut observé que les membres de la bande passaient plus de temps au pansage, s’assoyait plus proches les uns des autres par rapport au passé, et les mâles d’un statu inférieur expérimentaient significativement moins de stress (analyse des hormones). Le plus intéressant était le fait que ces changements persistaient jusqu’à la fin des 1990, bien au delà du moment  où les mâles « plus doux » originaux étaient éteint. Même des mâles adolescents qui s’avançaient dans les ordures, eux-aussi montraient un comportement moins agressif que les autres bandes de babouins. Comme le disait Sapolsky: « Les nouveaux mâles fringants évidemment apprenaient un nouveau paradigme – ‘On de fait pas de choses comme ça ici’. »


 

 

 

 

 

 

Constitution du Pont de Vie

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PRÉAMBULE

(Les conditions sous lesquelles nous vivons présentement)

La logique #1: encadrer les égos individuels et collectivs

  1. logicNous sommes nés avec des droits qui sont naturels et inaliénables. Ils sont décrits dans la Charte Internationale des Droits de l’homme. Comprenons bien qu’une constitution n’est pas là pour nous accorder des droits – nous les avons depuis notre naissance et nous ne pouvons les perdre sauf si nous y renonçons volontairement.
  2. Après l’avenu des dictatures qui ont jeter l’Europe dans la 2ième guerre mondiale, les démocraties ont formulé la Charte Internationale des Droits de l’homme pour limiter l’abus de pouvoir des gouvernements; une constitution assure que l’exercice du pouvoir du gouvernement s’arrête à la limite de nos droits individuels.
  3. roadmapEn même temps nous vivons dans un temps de grands changements, une nouvelle ère est en train de se naitre, un nouveau monde en train d’éclore – ce nouveau monde est complètement différent du monde auquel nous sommes habitués. Depuis maintenant on ne peux pas dire comment ce nouveau monde va être et encore on ne peut pas savoir comment et qui nous serons dans ce monde à venir. Ce qu’on sait par contre: nous allons changer profondément chacun/e individuellement. Cette transformation est comme une marche dans l’inconnu, dans l’inconnaissable. Dans ce contexte, le concept d’une constitution élargit son utilité: elle peut devenir notre feuille de route qui nous aide d’aller dans la bonne direction.

La conclusion:

Nous vivons dans un temps où les structures de notre société ne remplissent plus leurs fonctions originelles – gérer simplement de façon transparente nos biens communs pour le bonheur individuel et communautaire. Nous voyons aussi une déresponsabilisation individuelle qui nous semble être à la base de ce déclin.
Nous désirons par conséquent établir ensemble une constitution qui guide nos actions individuelles et collectives.

La logique #2: la gouvernance

rulerLe mot « démocratie » est composé de deux mots grecques: « demos » qui veut dire « peuple » et « crateïn » qui veut dire « gouverner ». La démocratie est donc une gouvernance dans laquelle le peuple détient le pouvoir ultime.
Nous avons connus d’autre  »-craties » comme l’aristocratie (le règne de la caste des ‘nobles’); la ploutocratie (le règne de la classe des 1%) ou l’autocratie (le règne d’un dictateur).
Dans toutes les « -craties » la volonté les individus doit se plier à une volonté supérieure; cette volonté supérieure peut être exprimée par un roi, un dictateur ou par la majorité d’un peuple comme dans la démocratie. En plus notre histoire démontre que toute les gouvernances finissent dans une autocratie d’une façon ou autre, car la classe ou regroupement le plus puissant va toujours usurper le pouvoir – même et surtout dans une démocratie.
Si nous prenons au sérieux que toutes les hommes et femmes sont égales, il n’y a pas de place ni de raison d’une gouvernance.

La conclusion:

Nous ne reconnaissons aucune raison qui justifierait une gouvernance, un règne d’une personne sur une autre. Donc notre constitution devrait remplacer la gouvernance par une simple administration transparente, sans aucun pouvoir.


VISION

(Le monde dans lequel nous désirons vivre formulé au temps présent)

Dans notre pays les hommes et femmes vivent librement, manifestant individuellement leur talents pour leur propre bonheur et celui de la communauté. Ils et elles vivent selon une constitution qu’ils se sont donnés eux-mêmes.

MISSION

(Le chemin pour se rendre à la vision)

Nous créons notre communauté d’après les limites géographiques (bassins versants naturelles) et celles d’un voisinage propice. Nous choisissons la démocratie participative et la sociocratie comme outils pour créer le pays de notre vision. Pour ce faire nous élaborons une constitution communautaire et locale qui va être ratifiée par les hommes et femmes qui vivent dans notre communauté; elle ne peut en aucun cas être outrepassée par d’autres constitutions.
Par la suite, un conseil plus régional se forme, composé de deux représentants de chaque communauté de la région; le conseil écrit la constitution qui guide les échanges entre les communautés.


BUTS ET OBJECTIFS

Notre esquisse de constitution sera crée pour notre communauté rurale (Lac René, Prévost, Laurentides).

Administration

adminChaque femme et homme est libre de faire ce qu’elles/ils veut, pourvu que ses actes ne nuisent pas à autrui. Dans ce cadre éthique, nous refusons toute gouvernance traditionnelle et prônons la Kaneisocratie où nul être gouverne. Notre but est d’abolir tout gouvernement et le remplacer par des administrations locales. Par ce fait, cette constitution est temporaire.

Chaque être humain est libre et fait partie égale dans la communauté mondiale de tous les êtres humains (communauté universelle).

La communauté humaine n’exclut aucun membre; elle tâche toujours de comprendre la façon particulière de contribuer au bien commun, surtout des membres qui ne semblent pas être capables de contribuer d’une façon  «normale».

Chaque communauté humaine a la possibilité de nommer une administration qui agit pour leur bien et pour le bien de toutes les communautés en même temps. Une constitution, comme celle-ci, est crée pour encadrer toutes les administrations.

Chaque administration est locale et décentralisée.

Nous abandonnons le vote secret, car il permet de manipuler les chiffres; un vote public peut être affiché sur internet et est ainsi contrôlable. Le mode d’élection sociocratique est pratiqué.

Nous reconnaissons que les lois du karma contrôlent le fonctionnement du monde de dualité : personne ne peut échapper aux conséquences de ses actes. Considérant que tout ce que nous vivons (nos perceptions) sont les conséquences de nos actes constitue déjà une justice (divine) – nous ne voyons pas de raison d’installer un système juridique humain. Nous n’avons donc pas besoin de maintenir des institutions légales humaines pour résoudre nos conflits.

Les conflits sont résolus dans leur contexte local. Si deux parties qui ont un différent ne peuvent pas retrouver l’harmonie et l’amour – ils font appel à un médiateur indépendant (peut être d’une communauté voisine) avec à l’aide duquel ils vont rétablir l’harmonie (homéostasie de leur communauté et de tout l’univers).

Nous créons notre communauté d’après les limites géographiques (bassins versants naturelles) et celles d’un voisinage propice. Nous choisissons la démocratie participative et la sociocratie comme outils pour créer le pays de notre vision. Pour ce faire nous élaborons une constitution communautaire et locale qui va être ratifiée par les hommes et femmes qui vivent dans notre communauté; elle ne peut en aucun cas être outrepassée par d’autres constitutions.

Les gouvernements sont remplacés par des administrations locales et décentralisés (conseil d’ainés) qui ont pour seule tâche de gérer les biens communautaires en assurant l’épanouissement des individues. Ces conseils suivent les principes de la sociocratie et de la démocratie participative :

  1. Notre communauté locale est autonome dans toutes les aspects de sa vie.
  2. Chaque communauté humaine a la possibilité de nommer une administration qui agit pour leur bien et pour le bien de toutes les communautés en même temps.
  3. Les hommes et femmes de notre communauté éluent un conseil d’ainés par élection sociocratique.
  4. Nous établissons un conseil d’ainés qui propose une constitution qui est basée sur les besoins des individues ainsi que le communauté et qui est ensuite adopté par consensus de tous les membres.
  5. Chaque conseil ne peux prendre des décisions dont il va vivre les conséquences.
  6. Chaque conseil d’ainés envoi deux membres pour constituer un conseil du village (dont le territoire est limité par les données géographiques et coutumières).
  7. Par la suite, un conseil plus régional se forme, composé de deux représentants de chaque communauté de la région; le conseil écrit la constitution qui guide les échanges entre les communautés.
  8. Seulement les communautés locales peuvent consentir sur une contribution pour financer la gérance des biens communs; il n’y a pas de taxage.

electionLes Élections

  1. Nous abandonnons le vote secret, car il permet de manipuler les chiffres; un vote public peut être affiché sur internet et est ainsi contrôlable
  2. Nous mettons l’élection sociocratique à la place

 


 

 

La Propriété

La Terre n’appartient qu’à la terre. Toutes les êtres dotés d’un corps et un esprit ont besoin un terrain pour combler ses besoins, s’épanouir et remplir sa responsabilité dans l’évolution de la planète Terre. Tous les êtres ont les mêmes droits et responsabilités; tous les êtres ont le droit d’occuper un terrain de 3 acres en domaine familiale. Cette domaine leur appartient à vie, est héritable mais pas vendable. Les domaines et tout ce qui est produit sur elles n’est pas taxable.

Les communautés réservent une domaine pour accueillir des visiteurs, réfugiés et nomades.


 

La Loi

Considérant que les interactions et relations entre les hommes et femmes sont gérés naturellement par les lois du karma : Chacun/e est entièrement libre des ses actes, paroles et intentions et lié aux conséquences de ses actes, paroles et intentions. (Fais ce que tu as à faire sans nuire à l’autrui; « à faire »=donner son don pour le bénéfice du tout; « autrui »=tout ce qui est vivant). Par conséquent nous n’établissons pas de système juridique par dessus ou à part de cette  »justice naturelle ».

Nous abandonnons l’utilisation de la  «personne légale»; tout le monde agit comme  «homme» ou  «femme» en toute responsabilité.

La personne légale, morale etc

  1. legalpersonNous abandonnons l’utilisation de la  »personne légale »; tout le monde agit comme  »homme » ou  »femme » en toute responsabilité
  2. Toute incorporation est considérée comme une propriété, qui ne peut dans aucun cas jouir de la charte des droits de l’homme.
  3. Nous abandonnons toute  »responsabilité limitée » peut importe la forme légale de notre entreprise.
  4. Par contre toutes les autres espèces vivantes avec leurs communautés et écosystèmes ont la même protection par la charte des droits de l’homme.

Les systèmes juridiques et résolutions de conflits

  1. conflictresoltuionLa juridiction divine ou naturelle ne connaît qu’une seule loi, qui s’appelle aussi « La Règle d’Or » :  »Tu peux faire ce que tu veux sans nuire à l’autrui ».
  2. Nous reconnaissons que les lois du karma contrôlent le fonctionnement du monde de dualité : personne ne peut échapper aux conséquences de ses actes
  3. Considérant que tous ce que nous vivons (nos perceptions) sont les conséquences de nos actes constitue déjà une justice (divine) – nous ne voyons pas de raison d’installer un système juridique humain.
  4. Nous n’avons pas besoin de maintenir des institutions légales humains pour résoudre nos conflits.
  5. Les conflits sont résolus dans leur contexte local. Si deux parties qui ont un différent ne peuvent pas retrouver l’harmonie et l’amour – ils font appel à un médiateur indépendant (peut être d’une communauté voisine) avec à l’aide duquel il vont rétablir l’harmonie (homéostasie de leur communauté et de tout l’univers).

 

L’Économie

Nous visons l’établissement d’une économie basé sur la gratuité; pour y arriver nous utilisons des outils temporaires comme  »la monnaie locale » et  »le salaire de base ».

Les échanges se font par une monnaies complémentaires locales jusqu’au moment où la gratuité est rétabli.

La vie économique est organisée autour des principes du contributionisme à la Ubuntu (chacun ‘travaille’ 4 heures/jour pour donner son don; additionnellement elle donne 4 heures/semaine en bénévolat au projets différents de sa communauté respective).

Toute incorporation est considérée comme une propriété, qui ne peut dans aucun cas jouir de la charte des droits de l’homme. Nous abandonnons toute  «responsabilité limitée» peu importe la forme légale de notre entreprise. Par contre toutes les autres espèces vivantes avec leur communauté et écosystème ont la même protection par la charte des droits de l’homme.

LA DIMENSION ÉCONOMIQUE

Article 1

Les banques n’ont plus le droit d’imprimer l’argent; ce droit revient aux administrations locales. Les banques ont l’obligation de garder une réserve de 100%. Les banques doivent obtenir la permission de ses clients pour tout investissement de leur argent. Il est interdit aux banques de créer l’’argent par la dette; la banque doit donner de son propre capital en tant que considération d’un crédit. Les banques n’ont pas le droit d’investir de l’argent des clients à la bourse. L’intérêt composé est défendu, seulement un intérêt fixe (= frais d’administration) peut être levé.

Article 2

La communauté humaine fournit pour tous ses membres le nécessaire pour une vie saine, comblée, durable et sans obligation; en contrepartie chaque membre nourrit la communauté selon ses talents et capacités.

Article 3

Toutes les technologies et ses produits sont la propriété de la communauté humaine.

Article 4

Nous reconnaissons que nous ne sommes pas créateurs individuellement mais collectivement. Les droits d’auteur sont abolis car ils nient cette vérité.

Article 5

Nous désirons atteindre une économie basée sur la gratuité. Les échanges se font par des monnaies complémentaires locales jusqu’au moment où la gratuité s’est rétablie.

Article 6

Seulement les communautés locales peuvent exiger une taxation; seulement les produits/services de consommation peuvent être taxés (pas les terres, ni le travail etc)

La vie économique est organisée autour des principes du contributionisme: chacun/e contribue en donnant 4 heures/jour de travail pour en faire partie ; additionnellement il/elle donne 4 heures/semaine en bénévolat aux projets différents de sa communauté respective.

bankLes banques

  1. Plus le droit d’imprimer l’argent; ce droit revient aux administrations locales
  2. L’obligation d’une réserve de 100%
  3. La permission des clients pour tout investissement de la part de la banque est obligatoire.
  4. Pas de création d’argent par la dette; la banque doit donner de son propre capital en tant que considération d’un crédit
  5. Interdiction des banques d’investir l’argent des clients à la bourse
  6. Il n’y a plus d’intérêt composé, seulement un intérêt fixe (= frais d’administration)

 


LA DIMENSION ÉCOLOGIQUE

Article 1

La préoccupation la plus importante pour l’humanité est le bien commun de tous les êtres vivants et de la biosphère entière. La communauté humaine reconnaît sa responsabilité de maintenir une biosphère diversifiée et durable pour toutes les générations de toutes les espèces à venir.

Article 2

La vie est précieuse sous toutes ses formes et libre de s’épanouir en tant que partie de la communauté universelle.

Article 3

Les ressources naturelles sont le droit de naissance de tous les habitants; elles font l’objet d’un libre échange pour le bien commun.

Article 4

La communauté humaine respecte les limites de la nature et ses ressources, limitant la consommation et la création de déchets au minimum. La terre en tout et en parties avec toutes ses ressources naturelles ne peut pas être possédée.

Article 5

Nos technologies sont basées sur la compréhension et l’imitation de la nature et de ses procédés. Nos technologies ne dérangent pas l’homéostasie de l’univers.

Article 6

Les individus mettent leurs talents à l’œuvre pour leur propre épanouissement et pour le maintien de l’homéostasie de l’universen même temps.

nonspecismL’écologie et non-spécisme

  1. La préoccupation la plus importante pour l’humanité est le bien commun de tous les êtres vivants et la biosphère entière. La communauté humaine reconnaît sa responsabilité de maintenir une biosphère diversifiée et durable pour toutes les générations de toutes les espèces à venir.
  2. La vie est précieuse sous toutes ses formes et libre de s’épanouir en tant que partie de la communauté universelle.
  3. Les ressources naturelles sont le droit de naissance de tous les habitants; elles font l’objet d’un libre échange pour le bien commun.
  4. Chaque être humain est libre et fait partie égale de la communauté mondial de tous les êtres humains (communauté universelle).
  5. La communauté humaine fournit pour tous ces membres l’ensemble de ce qui est nécessaire pour une vie saine, comblée, durable et sans obligation; chaque membre nourrit la communauté selon ces talents et capacités. La communauté humaine n’exclut aucun membre; elle se tâche toujours de comprendre la façon particulière de contribuer au bien commun surtout des membres qui ne semblent pas être capables de contribuer d’une façon  »normale ».
  6. La communauté humaine respecte les limites de la nature et ses ressources, limitant la consommation et la création de déchets au minimum. La terre en tout et en parties avec toutes ses ressources naturelles ne peuvent pas être possédées.

greentechLa Technologie

  1. Nos technologies sont basées sur la compréhension et l’imitation de la nature et de ses procédés.
  2. Nos technologies ne dérangent pas l’homéostasie de l’univers
  3. Toutes les technologies et ses produits sont propriété de la communauté humaine.
  4. Les individues mettent leurs talents à l’œuvre pour leur propre épanouissement et pour le maintient de l’homéostasie de l’univers au même temps.
  5. Nous reconnaissons que nous sommes pas créateur individuellement mais collectivement. Les droits d’auteur sont aboli car ils nient cette vérité.

LA DIMENSION SPIRITUELLE

Article 1

Les concepts de  «religions officielles» sont abandonnés; chaque individu peut avoir sa propre spiritualité qui est strictement privée et non-discutable.

Les concepts de  »religions officielles » sont abandonnés; chaque individue peut avoir sa propre spiritualité que est strictement privé et non-discutable.


Définitions :

Kaneisocratie

Néologisme fait de 2 mots grecques: “kaneis” signifiant “nul être” et “cratein” signifiant “gouverner”

L’histoire de l’espèce humaine

Voici comment nous comprenons notre histoire : L’espèce humaine apparaît il y a 100,000 ans. L’avenu des gouvernements date des tablettes de Hammourabi (Sumériens) il y a environs 6,000 avant Jésus Christ; or dans notre histoire humaine nous avons vécu 94,000 ans sans gouvernance et sans gouvernements.

Ce moment critique est illustré dans la bible (genèse 2:9) quand les humains mangeaient la pomme, le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Avant cet événement il n’y avait qu’une seule loi, la loi divine ou la règle d’or : « traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » .
La pomme de l’arbre de la connaissance est symbole du pouvoir de juridiction : en la mangeant nous avons voulu imposer notre loi à la loi divine; c’est à dire nous voulons avoir le pouvoir sur l’autrui et la possibilité  »légale » de l’exploiter; nous voulions être  »des petits dieux ».
Notre but est donc de recréer la situation  »avant la pomme », un monde sans argent, sans gouvernement, sans religion officielle.

Le bien commun

L’ensemble des biens qui sont dans leur emploi propice à maintenir l’équilibre (homéostasie) de l’ensemble des systèmes et communautés vivants.

Administration et Gouvernement

Le mot et la réalité de  »gouvernement » est aboli; toutes les systèmes gouvernementales avec toutes ces paliers, institutions et agences seront transformés en  »administrations ». Ceux-ci ne gouvernent nul; ils administrent les projets décrétés par leur communauté locale respective toujours dans le but de maintenir l’homéostasie de tout l’univers.
Tous les comités administratives fonctionnent selon la sociocratie et ils sont contrôlés par l’ensemble de la communauté locale respective.

Sociocratie

Deux colonnes d’appui :
1. toute administration est décentralisé et locale
2. chaque cercle le plus basique envoi deux membre dans prochain cercle  »supérieur », qui envoi deux membres à son tour… et ainsi de suite
3. la maxime la plus importante : chaque cercle peut seulement prendre des décisions dont ses membres vont vivre les conséquences

Les Lois du Karma

La loi de l’identité : la même action ne peut que produire la même perception (vous ne pouvez pas devenir riche en volant; mais seulement en donnant. Et pourtant…?)
La lois de la certitude : quand il y a une graine karmique – elle va se développer en perception.
La loi du décalage horaire : il y a un décalage dans le temps entre la plantation d’une graine et la récolte d’une perception.
La loi de l’agrandissement : pendant que la graine reste dans le mental, elle grandit (une graine pèse 1 gramme – un arbre : des dizaines de tonnes).